Mon amie me dit doucement,
Silencieuse: « je ne pense pas ».
Elle préfère remuer
Traquillement ses pensées,
Rêver.
« Emmenez-moi », je dis, impatient,
« Dans votre petit univers personnel !
Il le faut, je vous aime. »
Mais elle préfère s’en aller,
Se taire.
Car on ne touche pas aux rêves
Aux mille souvenirs fragmentaires
Au jeu infini d’une vie invisible.
Sauf si quelqu’un veut bien vous
Inviter.