critique du film québécois “La grande séduction” (2003) Mardi, mai 4 2010 

Dans le minuscule et ennuyeux village Sainte-Marie-La-Mauderne sur la côte Nord du Québec, les 150 habitants veulent convaincre un jeune médecin de rester chez eux pour obtenir la permission de construire une usine.

Avec un découpage qui comporte des dialogues extrêmement drôles, un film est créé qui incite le public à rire.

Le comique n’est pas tout. Le film vit aussi d’un caractère sérieux quand il est question de la misère du petit village.

Les acteurs joulent bien donc les spectateurs croient volontiers l’histoire et y plongent entièrement. En plus, l’ambiance du film et la musique vont bien ensemble.

Bilan: Ce film canadien est vraiment une grande séduction! Et pour les romantiques entre nous, surtout la fin du film est déchirante sans oublier le clin d´oeil. ;)

Lena

une lettre imaginaire du personnage principal, Jack Waterman, à la fin du roman Samedi, mar 20 2010 

Cher Maurice, mon ami,

en écrivant cette lettre, je me trouve dans l’avion. On se trouve souvent dans des avions quand on commence un voyage, mais cette fois-ci, je viens d’en finir un. Pendant tout l’été, j’ai traversé l’Amérique. Tout au début, j’étais tout seul et je voulais rester tout seul, que avec mon vieux Volks. Mais déjà quelques jours après mon départ, j’ai rencontré une jeune fille. Elle aurait pu être ma fille. Je ne l’ai pas aimée, mais elle est devenue une personne très importante dans ma vie. Elle, qui est beaucoup plus jeune que moi et qui devrait avoir beaucoup moins d’expérience de vie, elle m’a appris plein de choses sur la vie et sur moi-même.

Dans cette lettre, je vais essayer de te raconter ce que j’ai appris et ce qui m’est arrivé pendant le voyage. Je pourrais te le raconter quand je te vois, mais je suis un écrivain et tu me connais assez bien pour savoir que je ne suis pas un grand parleur. Je préfère  t’expliquer tout en écrivant.

La chose la plus importante que j’ai appris pendant le grand voyage, c’était qu’il faut pas que j’attende trop de moi-même. Je suis un vrai perfectionniste et je ne suis jamais content avec ce que je fais. Pas avec ce que j’écris, pas avec ce que j’arrive à faire, je suis vraiement pas sûr de moi et des choses que j’ai faites. Mais comme j’ai rencontré cette fille, qu’on appelle la Grande Sauterelle à cause de ses jambes longues, qui vit la « guitare à la main », comme le disait Joe Dassin, j’ai beaucoup changé. Elle est vraiment libre. Elle fait ce qu’elle veut et rien d’autre. Elle est, comme moi, plutôt silencieuse, ne parle pas beaucoup. Mais elle adore lire et elle s’intéresse beaucoup à l’histoire et aux événements historiques. Je l’admire énormément, cette fille, elle a une manière de vivre très libre et elle profite de chacun des jours. En vivant comme ça, elle m’a appris d’être content avec ce que j’ai et avec ce que je fais.

Comme mon meilleur ami, tu sais très bien que j’aime bien être tout seul. Mais cet été, je n’étais quasi jamais seul, elle étais toujours avec moi, j’étais toujours avec elle. Et on ne s’est pas enervés. Elle est vraiement une amie pour la vie pour moi, même si je ne sais pas si je vais la revoir.

Et aussi ma façon de travailler, j’ai appris à l’aimer. Ou peut-être pas à l’aimer, mais à vivre avec elle. J’ai plus de confiance en mon travail et je pense que c’est un truc qui est important à savoir. Car comme écrivain, je ne pourrai jamais dire que ma profession ne fait pas partie de mon caractère. J’avais toujours mes écrivains favoris, des écrivains qui font bien partie du cliché de l’écrivain idéal. Je les admire toujours, mais depuis cet été, je sais que l’essentiel, ce n’est pas d’être un écrivain idéal. Ce qui compte, c’est de faire ce qu’on pense est le mieux de faire et d’être content avec soi-même.

J’éspère que ce que j’écris n’est pas ennuyeux pour toi. Je tiens à te raconter mes sentiments et ma vie. Car toi, tu es une personne très importante dans ma vie et je veux que tu saches ce que je pense.

La prochaine fois quand on se voit, ça sera à toi de raconter ton été et ce qui t’es arrivé.

Merci pour ton amitié.

Amicalement, Jack.

auteur: Enza

Jeudi, mar 18 2010 

voici les poèmes que nous avons faits à partir d’une ou deux citations tirées de Volkswagen Blues… bonne lecture!

“Un mot vaut mille images.” Jeudi, mar 18 2010 

Un mot vaut mille images
Un seul mot qui vaut plus que mille images?

Mais n’est-ce pas l’image
qui vaut plus que mille mots?
L’image qui évite des circonstances compliqués
L’image qui tu gardes en mémoire
C’est l’image dont le monde est touché et impressionné
Mais n’est-ce pas le mot
qui était au début de tout?

Le mot est compliqué
Le mot est dangereux et invisible
Mais il dit toujours la vérité
Il a une importance et sa propre identité
Un seul mot peut expliquer le monde entier
Mais il peut aussi détruire le monde entier
C’est sa sincérité qui nous fait peur
Et qui nous donne la raison pour l’ècarter
A mon avis, le mot n’a jamais perdu de sa valeur
A mon avis, c’est le mot qui vaut plus que mille images

“les rêves sont comme des îles” Jeudi, mar 18 2010 

Les rêves sont comme des îles
Alors on est tout seul quand on rêve
On est dans sa propre ville
Et cela ne peut pas être autrement.

Quoi faire si on ne peut pas songer
Le quotidien dérobe l’imagination
Alors il faut ronger
Son frein.

Balaye tes soucis
Deviens un songeur
Baigne-toi dans des louis
D’or va sur ton île.

“En général, j’aime mieux être toute seule.” – “Moi aussi.” Jeudi, mar 18 2010 

En général, j’aime mieux être toute seule.
Moi aussi.
Et pourtant on est resté ensemble tout l’été.
On ne peut pas toujours être logique!

C’est le temps de nous quitter.
On a trouvé ton frère
Je vais à la ville.
Nous sommes des solitaires.

Cela ne doit pas être la fin,
Nous pouvons nous revoir,
Nous allons notre chemin,
Mais notre amitié peut continuer.

“Elle regardait dehors et son regard était perdu dans la nuit.” – “Le brouillard. Tout est blanc.” Jeudi, mar 18 2010 

entre la réalité et le monde des rêves

autour de moi le brouillard
devant moi, à côté de moi, dans ma tête
autour de moi, tout est blanc
devant moi, à côté de moi, dans ma tête
mon regard – perdu dans la nuit
en même temps
une imprécision
un sentiment de bonheur

est-on plus heureux dans un monde de rêve
parce qu’on rêve?

Plongée dans les pensées
de-ci de-là
passagèrement
incroyablement beau
si on sait:
rien n’est si magnifique
que la vrai vie

“Il ne la connaissait pas encore très bien, mais il se sentait tout près d’elle.” Jeudi, mar 18 2010 

Il ne la connaissait pas encore très bien,
Mais il se sentait tout près d’elle
Et la sentait tout près de lui.

Et à ces moment-là, on peut voir
Qu’un voyage commun crée des liens entre les gens.
Mais malheureusement, lors d’un voyage commun
On peut aussi voir qu’on n’aime pas l’autre personne.

Quand même, un voyage commun est
Une situation qu’il faut avoir vécue.
C’est seulement là qu’on peut voir
Comment on trouve l’autre personne.

“Je ne pense pas”, dit-elle doucement. “Je rêve.” Jeudi, mar 18 2010 

Mon amie me dit doucement,
Silencieuse: « je ne pense pas ».
Elle préfère remuer
Traquillement ses pensées,
Rêver.

« Emmenez-moi », je dis, impatient,
« Dans votre petit univers personnel !
Il le faut, je vous aime. »
Mais elle préfère s’en aller,
Se taire.

Car on ne touche pas aux rêves
Aux mille souvenirs fragmentaires
Au jeu infini d’une vie invisible.
Sauf si quelqu’un veut bien vous
Inviter.

“Je ne pense pas.” dit-elle doucement. “Je rêve.” Jeudi, mar 18 2010 

Je ne pense pas, je rêve
Et quand je rêve, j’ai disparu
Et quand je suis absente, je me construis mon propre monde
Et là, je n’accepte pas du bruit

Mais la plupart du temps je suis dérangée
Par le mal
Par du bruit
Par des personnes
Par presque tout

Mais on apprend à contrôler son rêve
Puis on contrôle son rêve et pas inversément
Le contrôle devient une habitude
Tu peux rêver en toute tranquilité
Ensuite on peut faire ce qu’on voudrait

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